Paris La Défense, le 3 juin 2026 – C’est un basculement inédit. En 2025, pour la première fois, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas du réseau légal des buralistes. Selon le nouveau rapport KPMG, 53,6 % des cigarettes consommées en France, soit 26,54 milliards de cigarettes, ont été achetées en dehors du réseau national des buralistes français. Une hausse de 5 points sur un an1, privant désormais l’Etat français de 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales. Ces chiffres recouvrent deux réalités distinctes. D’une part les achats réalisés légalement à l’étranger dans la limite des seuils autorisés, notamment dans les pays frontaliers. D’autre part, et surtout, les cigarettes issues de circuits illicites : contrebande et contrefaçon.
La France, épicentre du marché illicite en Europe
Au sein de ce marché parallèle, l’illicite atteint un niveau particulièrement préoccupant. En 2025, près de 21 milliards de cigarettes illicites ont été consommées en France, en hausse accélérée de 9 %. C’est maintenant trois fois plus qu’au Royaume-Uni et dix fois plus qu’en Belgique.
La France occupe ainsi une place à part en Europe : à elle seule, elle concentre près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport. Ce n’est plus un phénomène marginal. C’est un marché structuré, massif, installé au cœur de la consommation nationale.
Dans le même temps, les ventes de cigarettes dans le réseau des buralistes poursuivent leur net recul. Selon le dernier rapport de l’OFDT, elles diminuent de près de 9 % par rapport à 2024. Cette évolution ne peut donc plus être interprétée uniquement comme une baisse de la consommation. Elle traduit aussi un déplacement durable des achats vers des circuits moins contrôlés, moins traçables et non taxés en France.
La contrefaçon, principal moteur de l’illicite
Autre enseignement majeur du rapport : la contrefaçon seule progresse fortement. En hausse de 24 % en volume, elle s’impose comme l’un des principaux moteurs du marché illicite.
En France, une cigarette sur cinq consommée est désormais contrefaite, soit près de 10 milliards de cigarettes. C’est un niveau quatre fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne.
Pour la première fois depuis le lancement du rapport il y a vingt ans, les volumes de cigarettes de contrefaçon et de contrebande atteignent des niveaux comparables. Ensemble ils représentent 41,5 % de la consommation totale de cigarettes en France contre 11,9 % en 2006. En moins de vingt ans la part de l’illicite a été multiplié par trois et demi.
Réseaux sociaux, épiceries de nuit, usines clandestines : un marché devenu accessible
Cette progression s’explique par plusieurs facteurs : notamment par les hausses successives des taxes tabac qui ont accentuées l’écart de prix avec les produits issus des trafics ; la structuration de réseaux de distribution plus agiles ; et l’implantation de capacités de production clandestines directement sur le territoire français.
A cela s’ajoute une évolution préoccupante des canaux de vente. Les réseaux sociaux, en particulier, jouent un rôle d’accélérateur, en permettant un contact direct, rapide et non contrôlés, entre vendeurs et consommateurs. Associés à certains commerces de proximité ouverts tard le soir, ces circuits contribuent à normaliser l’accès aux cigarettes illicites, y compris auprès des publics les plus jeunes, dans un environnement où les dispositifs de vérification d’âge et de modération restent insuffisants.
« Les efforts déployés pour accompagner les fumeurs à sortir de la cigarette et parvenir à un monde sans fumée se heurtent à une réalité : la monté en puissance de circuits parallèles, structurés, agiles et difficiles à contrôler. Cette progression de l’illicite révèle aussi les limites des politiques de santé publique, encore insuffisantes pour aider efficacement les fumeurs à sortir de la cigarette, notamment en les orientant vers des alternatives sans combustion économiquement compétitive. Sans renforcement des mécanismes de contrôle, notamment en ligne, et sans approche globale alliant réglementation, information et accompagnement, ces réseaux criminels continueront de prospérer dans l’impunité au détriment des 12 millions de fumeurs adultes français. » pointe Xavier Puech, Président de Philip Morris France.
Consommateurs, commerçants, finances publiques : le tiercé perdant face aux trafics
Désormais, plus de 40 % des cigarettes consommées sur le territoire sont illégales : un niveau alarmant qui doit impérativement provoquer un électrochoc auprès des pouvoirs publics.
Le projet de loi « RIPOST », récemment présenté par le Ministre de l’intérieur, prévoit des mesures ciblées contre certains trafics tels que le protoxyde d’azote, les médicaments ou les stupéfiants. Mais, à ce jour, aucune mesure spécifique ne vise le commerce illicite de cigarettes, et ce, malgré son ampleur, son ancrage territorial et le fait que cela prive l’Etat de 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales par an - soit plus que le budget alloué aux transports ou à la culture - dont 4,9 milliards d’euros liés à la seule contrefaçon.
Face à cette situation, la réponse doit combiner dissuasion, contrôles renforcés des circuits de distribution, lutte contre les ventes numériques illicites, sanctions adaptées et pédagogie pour mieux protéger les consommateurs, préserver le tissu économique et sécuriser les finances publiques.
« Miser essentiellement sur la fiscalité c’est ignorer la réalité du marché : chaque hausse de prix alimente l’illicite, chaque interdiction crée une nouvelle opportunité pour ces réseaux. Il faut agir vite, faire évoluer le cadre législatif, avec des sanctions réellement dissuasives – alignées sur celles des trafics de stupéfiants - et des pouvoirs renforcés pour les forces de sécurité et des collectivités afin de mieux contrôler les réseaux impliqués. En parallèle, un Grenelle de la nicotine doit redonner toute leur place aux alternatives sans combustion, comme levier structurant de la lutte contre l’illicite. Il en va de l’efficacité de la lutte contre ces réseaux et de la protection des consommateurs et de nos concitoyens », conclue Xavier Puech, Président de Philip Morris France.
1 D’après le Rapport KPMG 2025 – Consommation de cigarettes illicites en Europe et en France
***
Contact presse
Romain Dufour
Responsable Médias Philip Morris France SAS
romain.dufour@pmi.com
06 20 00 31 38
A propos :
Philip Morris International : Un leader mondial pour un avenir sans fumée
Philip Morris International (PMI) est une entreprise internationale de biens de consommation de premier plan, engagée activement dans la construction d’un avenir sans fumée et, à long terme, élargir son portefeuille à des produits en dehors du secteur du tabac et de la nicotine. Le portefeuille actuel de l’entreprise se compose principalement de cigarettes combustibles et d’alternatives sans combustion (dispositifs de tabac chauffé, sachets de nicotine et produits de vapotage).
Au 31 mars 2026, les produits sans fumée de PMI étaient disponibles à la vente dans 108 marchés, et PMI estime qu’ils étaient utilisés par plus de 43 millions d’adultes dans le monde. Au premier trimestre 2026, les produits sans combustion généraient 43 % du chiffre d’affaires net du Groupe.
Depuis 2008, PMI a investi plus de 16 milliards de dollars dans le développement, la recherche scientifique et la commercialisation de produits innovants sans fumée destinés aux fumeurs adultes qui, autrement, continueraient à fumer, avec pour objectif de mettre fin complètement à la vente de cigarettes. Cela inclut la mise en place de capacités d’évaluation scientifique de classe mondiale, notamment dans les domaines de la toxicologie préclinique, de la recherche clinique et comportementale, ainsi que des études post-commercialisation.
Sur la base d’études scientifiques poussées, la Food and Drug Administration (FDA, agence fédérale américaine de santé) a autorisé la commercialisation de produits vendus par Swedish Match tels que le snus ou les sachets de nicotine ZYN, ainsi que de certaines versions des dispositifs IQOS et de leurs consommables de PMI — les toutes premières autorisations de ce type dans leurs catégories respectives. Des versions des dispositifs IQOS, de leurs consommables et du snus General ont également obtenu les premières autorisations de la FDA en tant que produits du tabac à risque modifié (Modified Risk Tobacco Products). Fort de cette expertise en sciences de la vie, PMI ambitionne à terme d’élargir ses activités au secteur du bien-être et de la santé, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie via des solutions de santé intégrées. Les références à « PMI », « nous », « notre » et « nos » désignent Philip Morris International Inc. et ses filiales. Pour plus d’informations, veuillez visiter www.pmi.com et www.pmiscience.com.